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Titre : Final Fantasy VII : Advent Children / Last Order

Sorti le :
11 septembre 2005 au japon

Réalisé par Takeshi Kozue, Tetsuya Nomura
Produit par Square Enix
Support : DVD
Studio : Square Enix/Madhouse

Durée FF7AC: 1h37min
Last Order : 25 min

Musique de Nobuo Uematsu






































Après l'échec cuisant de Final Fantasy : The Spirit Within, où Squaresoft avait créé sa défunte maison de production Square Pictures et c'était associée avec Columbia. Un essai qui avait révolutionné le monde du film d'animation en image de synthèse mais qui avait failli mettre en banqueroute la boite aux final fantasy. Les dirigeants de la maison, avaient dit qu'on ne les y reprendraient plus. Puis Squaresoft, qui deviendra bientôt Square-Enix réalisa un court métrage pour le compte des frères Wachowsky, le désormais célèbre : Final Flight of the Osiris. Deux ans plus tard, la compagnie décide de lancer une grande opération de marketing autour de Final Fantasy VII, le projet sera composé d'un court métrage, de deux jeux vidéos racontant pour l'un l'histoires des Turks (je vous renvoie au jeu vidéo pour les références) et l'autre un Devil May Cry Like avec le très célèbre Vincent Valentine en lieu et place de héros, notons aussi qu'une série animé verra le jour prochainement toujours sur Final Fantasy VII.
Final Fantasy VII: The Advent Children fait parti de ses projets ambitieux qui au début n'étaient qu'un embryon d'idée et qui rapidement a pris une ampleur inespérée. A la fois pour les fans du jeu vidéo, et pour ses créateurs. Tetsuya Nomura (Kingdom Hearts I,II, Chains of memories; Final Fantasy X,X-2; The Bouncer) a pris en main ce projet. Le jeu vidéo lui tenait a coeur et il coulait de source que le character designer et scénariste de la compagnie devait prendre en main le projet.

Tout débute en février 2004, par une annonce qui passera au début pour une rumeur infondée et qui sera propagée comme tout ce qui concerne le fameux jeu vidéo a la vitesse de l'éclair par le bouche a oreille. On ne peut pas dire que Square Enix ait vraiment besoin de dépenser un budget publicitaire faramineux pour faire connaitre son travail. Tetsuya Nomura enchainant les interview au sujet de sa future production, Kingdom Hearts II, évoquera la possibilité d'un remake de Final Fantasy VII sur la ps3. La nouvelle sera rapidement dénoncée par Square Enix qui en profitera pour annoncer qu'en lieu et place d'un remake, qu'une suite sous la forme d'un court métrage d'une demi heure serait en cours de création par les créatifs de la boite sous la direction de Tetsuya Nomura. Et pendant un an, tout les fans du monde entier ont attendu avec ferveur la moindre nouvelle concernant le projet, qui a rapidement pris l'ampleur qu'on lui connaît désormais.

Final Fantasy VII : Les origines

Final Fantasy VII c'est tout d'abord un role playing game, que beaucoup ont fait. C'est d'ailleurs l'un des rpg qui a lancé la mode en Amérique et en Europe. Pourtant les rpg étaient bien là avant Final Fantasy VII, et certains avaient déjà acquis leurs lettres de noblesses, tels les Dragon Quest, ou encore le toujours très reconnu Final Fantasy VI. Mais Final Fantasy VII tout d'abord prévu pour être porté sur la dernière console Nintendo (la N64 en l'occurence), sera finalement adapté exclusivement sur Playstation One. Final Fantasy VII révolutionnera le genre en étant le premier rpg a inclure des cinématiques dans la continuité scénaristique afin de mieux exprimer l'histoire aux joueurs et de rendre les scènes ayant une importance particulière, plus visuelles et ainsi de s'abstraire des contraintes techniques. Final Fantasy VII est aussi l'un des premiers rpg a intégrer la 3d dans ses phases de jeux. Sprites, phases de combats, personnages affichés a l'écrans. De l'inattendu et de l'insolite aussi, avec une trame scénaristique assez particulière, loin des clichés du rpg qui foisonnent de nos jours. L'histoire complexe de Cloud Strife, un jeune homme autrefois membre d'une Force d'Intervention Corporate nommée le "Soldier", devenu mercenaire a la suite d'événements traumatiques. Celui ci erre sans but, accomplissant son oeuvre pour qui aura de quoi payer ses services. Le jeu débute lorsqu'il est engagé par une organisation terroriste écologiste nommée "Avalanche" et dirigée par Barret Wallace. Leur mission sera de démolir un réacteur a Mako, une énergie tirée de la planète, Gaïa et qui pour ces écologistes aurait des effets néfastes sur l'environnement (jamais content ces écolos). Et voilà donc notre héros blondinet musculeux embarqué dans un périple greenpeacien d'envergure planétaire où il se retrouvera confronté au mythique Sephiroth. Le scénario du jeu vidéo était vraiment abouti a l'époque et il reste d'actualité. Final Fantasy VII devient rapidement une référence, entre ceux qui ont commencé leur histoire du rpg console avec ce jeu, et ceux qui ont redécouvert la série. Le jeu est rapidement devenu la pierre angulaire du mythe Final Fantasy (quoique Final Fantasy VI ait plus de mérite a mon sens).

Final Fantasy VII : Last Order

Last Order est une oav contenue dans l'édition collector japonaise, elle n'est disponible nul part ailleurs. FFVII: AC est en effet vendu sous deux formats, une édition normale avec le dvd et un trailer de FFVII : Compilation au prix de 30 € et une édition collector contenant je cite : Le dvd du film, l'oav Last Order, un making of du film, un reportage sur la projection du film au festival de l'image de Venise, une figurine Cloud, un porte clé sérigraphié, une casquette, un t-shirt et une réplique avec les voix du script ainsi que le jeu original FFVII: International. Tout ça au prix de 184€, un peu cher a mon goût mais les fans japonais devraient se ruer dessus (les américains et les européens peuvent toujours rêver, je ne crois pas que ce format sera adopté pour eux).

Autrement donc, nous abordons le sujet de Last Order. A vrai dire je n'avais même pas entendu parlé de cette OAV avant la sortie du film. Je ne pense pas que cela ait été un secret mais disons que la nouvelle avait été eclipsée par le film. Last Order est réalisé par Mad House, le studio a qui l'on doit Les Chroniques de la Guerre de Lodoss, Tokyo Babylone, Perfect Blue et qui participa a certaines des Animatrix. D'une durée de 25 minutes générique compris, l'oav reprend les évenements du jeu et tourne autour de Zack (le défunt petit ami d'Aeris Gainsborough). Ce dernier est en fuite avec son ami Cloud Strife. Ils semblent s'être évadés d'un laboratoire de la Shinra. Ces évenements se déroulent très certainement quelques mois avant le début du jeu. A travers quelques flashback on revoit une des scènes clés a Nibelheim. L'intérêt de l'oav réside dans le fait qu'elle explique un fait qui n'avait pas été développé dans le jeu, la relation Zack-Cloud. L'animation est de très bonne facture et les musiques ont un lointain rapport avec celles du jeu vidéo, on reconnaitra deux thèmes originaux remixés pour les circonstances mais on s'arrête là. Dynamique, bien réalisé, mais trop court a mon goût, Last Order vaut le détour si vous comprenez le japonais et si vous avez 184€ a dépenser pour vous procurer le box collector.

Final Fantasy VII : Advent Children

Le film était attendu et redouté aussi par les fans de tout les pays, car si Square a choisi Final Fantasy VII comme fer de lance de sa ligne de goodies next gen c'est surtout parce que ce jeu a acquis une renommée internationale, les rares joueurs qui n'y ont pas joué, en ont forcément entendu parlé. Raison pour laquelle la sortie du film est devenue rapidement un événement important dans le monde vidéoludique.

Le film est réalisé par Takeshi Kozue et Tetsuya Nomura, ce dernier étant reconnu pour avoir dirigé Kingdom Hearts, et été character designer sur de nombreux projets dont Final Fantasy VII. Nobuo Uematsu a collaboré aux musiques, pas de nouvelles du coté de Sakaguchi (qui depuis a quitté Square Enix pour monter sa propre compagnie, Myst Walker) qui avait dirigé le projet FFVII a l'époque.

Le film commence avec la vidéo que les plus patient ont pu apercevoir a la fin des crédits de fin du jeu. Nanaki (Red XIII) et ses enfants courrent et arrivent sur un apic surplomblant ce qui reste de Midgard, la cité a demi couverte par la végétation. Puis rapidement on revient sur Cloud et Tifa. L'histoire se déroule deux ans après la fin du jeu et tourne principalement autour de ces deux personnages qui semblent vivre une idylle en demi teinte (comme dans le jeu d'ailleurs). Cloud semble toujours très perturbé par la mort d'Aeris, Tifa s'occupe des orphelins et tente tant bien que mal de maintenir le lien avec son ami d'enfance. Puis interviennent quatres personnages qui, il faut le dire, ont un léger air Sephiroth. A partir de là l'histoire commence. Le film est très dynamique, les batailles sont véritablement épiques, les personnages répondent a notre attente, après tout dans le film ils sont techniquement censés être les êtres les plus puissant de Gaïa (lvl 100 pour ceux qui n'auraient pas compris mon allusion), donc on peut dire que tout leur est légèrement permis. Un léger bémol cela dit, l'intervention dans l'histoire d'une maladie étrange, appelée le Geostigma (ou Geo stigmate en français). Une sorte de lèpre n'ayant aucun remède qui tue lentement ceux qui en sont la victime. Cloud va donc tenter de chercher un remède a cette maladie tout en combattant les méchants.

Vous vous en doutez, le scénario est légèrement simpliste, sa complexité est inversement proportionnelle a la qualité technique du film. Advent Children est superbe, les graphismes sont de toutes beauté, l'animation des personnages est irréprochable. Advent Children est un film réalisé dans l'esprit de la série des Final Fantasy, ce qui n'était pas vraiment le cas de Spirit Within dont le scénario avait été trop américanisé.

En conclusion

Le projet Advent Children est donc une réussite en demi teinte, il ne contentera que les fans du jeu. Last Order n'a aucun intérêt si l'on a pas fait le jeu par exemple, Advent Children touche un public plus large, mais la pauvreté du scénario, enfin je dirais plutôt le fait que le scénario repose énormément sur les acquis du jeu font qu'il paraît inexistant aux non fans. La débauche de combats et d'effets peut, elle aussi, paraître exagérée pour qui ne souhaite ou ne comprend pas le fait que les personnages principaux sont devenus extrèmements puissants après leur aventure. En bref c'est un produit destiné aux afficionados, à tout ceux qui vouent un culte a ce jeu. Un must have dirais je même pour ceux qui aiment l'histoire de Final Fantasy et même pour ceux qui comme moi ont toujours rêvés de savoir ce que deviendraient des héros de rpg après leur aventure, avec leur niveau 100 et leurs pouvoirs extraordinaires digne du divin. Alors a moins que vous ne soyez allergique aux bastons, a matrix, a ff7 ou au japonais c'est un produit pour vous.

Shiguré Takaiwa

Graphismes exceptionnels, Scènes hallucinantes
Un produit adressé aux fans, Un scénario peu abouti.